Cloud Day · Avril · Chainguard
Les CVE qui s’empilent, les patchings d’urgence, les nuits blanches la veille d’une mise en production. Ça parle à beaucoup de monde.
Et si on cassait la spirale ?
En avril, dans les locaux d’AWS Paris, une vingtaine de participants sont venus déconstruire cette spirale avec les équipes de Chainguard.
Pourquoi c’est important
L’open source, c’est la colonne vertébrale de nos projets. On l’utilise tous, souvent sans y penser. Et c’est précisément là que le bât blesse : quand on ne sait pas ce qu’on embarque, on ne sait pas non plus ce qu’on expose.
Derrière chaque image Docker, chaque librairie, chaque runtime se cache une chaîne de dépendances qui peut devenir un vecteur d’attaque. Ce n’est pas une question de malveillance : c’est la réalité d’un écosystème qui évolue vite. Très vite.
Premier constat : une surface d’exposition sous-estimée
Combien de dépendances transitives dans votre dernière image de production ? Qui les maintient ? Depuis quand ? La question n’est pas de renoncer à l’open source. Elle est de savoir ce qu’on embarque.
Deuxième enseignement : sécuriser dès la source
Il est aujourd’hui possible de sécuriser à la source, sans transformer chaque déploiement en parcours du combattant. L’approche de Chainguard repose sur des images et des dépendances durcies nativement, avec un niveau de vulnérabilités réduit drastiquement dès le départ.
Concrètement : moins de CVE à traiter, moins d’alertes à trier, moins de correctifs à appliquer dans l’urgence.
Le vrai bénéfice n’est pas là où on l’attend
Quand on arrête de subir le passé, on peut enfin construire le futur. Les développeurs passent moins de temps à corriger des failles héritées, et plus de temps à produire du code qui a de la valeur. C’est un changement de posture autant que de méthode.
Ce qu’on en retient de la session
- On ne sécurise pas ce qu’on ne connaît pas. L’inventaire des dépendances (SBOM) est le point de départ, pas l’aboutissement.
- La sécurité de la supply chain se joue en amont. Corriger en production, c’est déjà avoir perdu.
- Réduire le bruit, c’est rendre du temps aux équipes. Le gain se mesure en heures d’ingénierie autant qu’en score de vulnérabilités.
Et chez Metanext ?
Chainguard fait partie de nos partenaires. Nos équipes interviennent sur l’ensemble de la chaîne : audit de la supply chain logicielle, durcissement des images, intégration dans les pipelines CI/CD, articulation avec les plateformes de sécurité runtime.
Un grand merci à Hannah Hawken (Senior Partner Solutions Engineer @Chainguard), Hazem Bouaziz (Cloud & DevSecOps Engineer @Metanext) et Mouhamad Koreissi (SE @Chainguard) pour la qualité et la franchise des échanges. Ce genre de session, c’est exactement ce qui fait avancer les équipes.
Ces sujets vous parlent ?
Ce sont nos quotidiens. On recrute les gens qui veulent les vivre avec nous.